La police fracasse des manifestants: vidéo - liens - récits

Merci au journaliste de la "La Dernière Heure" pour son reportage vérité. De l'info, de la vrai. (Nd'A)

La police fracasse des manifestants

(18/06/2012)

 

//www.dhnet.be/regions/faits-divers/article/398736/la-police-fracasse-des-manifestants.html#embed_pos1  (vidéo)

 

//www.dhnet.be/regions/bruxelles/article/398678/tensions-et-interpellations-en-marge-de-la-manifestation-du-pp.html

 

//www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/398760/freddy-thielemans-demande-une-enquete-concernant-les-violences-policieres-de-dimanche.html

 

//galeries.dhnet.be/album/belgique/antifascisme/ (photos)

 

© Lecocq

 

 

Les officiers ont littéralement lynché des pacifistes dans la station de métro Trône

BRUXELLES Hier matin place Poelaert, 80 personnes avaient répondu à l’invitation envoyée mercredi dernier via le réseau social Facebook pour manifester contre tous les fascismes, en réaction à la manifestation organisée par le Parti populaire. Dans la foule, mères de famille, enfants, personnes âgées et jeunes avaient répondu présent.

“Nous voulons leur montrer que nous sommes présents et que nous ne restons pas les bras croisés pendant qu’ils véhiculent des idées de haine”, dit une femme. “Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés !” scande la foule.

Les choses se compliquent Porte de Namur. Ayant reçu l’ordre d’empêcher les deux manifestations de se croiser et de faire barrage, les forces de l’ordre sortent alors matraques et bombes lacrymogènes pour impressionner les marcheurs.

Ne cherchant aucun conflit, le groupe décide de s’arrêter et de passer dans diverses ruelles pour poursuivre son trajet. Le jeu du chat et de la souris débute. Les protestataires réussissent à prendre à contre-pied le cordon de sécurité. “On vous a eus !” dit un jeune homme tout souriant à la policière qui lui sourit aussi. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Au niveau de la station de métro Trône, les plus jeunes foncent sous terre pour ressortir de l’autre côté. Plus réactive, la police bloque les deux issues. En train de filmer la scène, l’un des protestataires monte alors les marches du métro lorsque, soudain, surgit un policier lui disant très sèchement “arrête-toi et ne bouge plus”. La situation est pourtant relativement calme. T out à coup, les officiers se mettent à matraquer celui qui montait les marches, puis chargent sur la foule coincée dans le métro. Certains profèrent diverses insultes à caractère raciste…

peu après , les manifestants tentent de se réfugier dans une rame du métro en train d’arriver. “N’ouvre pas les portes !” dit l’un des officiers au chauffeur. La charge policière est brutale. Elle ne distingue pas les manifestants des autres personnes présentes dans le métro. “T’es journaliste ? On s’en fout !” nous lance l’un d’eux pendant que ses collègues frappent dans tous les sens : manifestants, voyageurs, journalistes… “Arrêtez !” crie une femme. “On ne sait plus respirer !” Toujours sans succès.

Bilan de ce vrai lynchage policier : deux hommes en sang dont un – Snatsh de son surnom – a dû être évacué en ambulance. Tabassé par la police (il en avait quatre ou cinq sur le dos), Snatsh présente une large ouverture sur le crâne. Il est resté inanimé durant quelques minutes dans le métro avant que la police ne le remonte à la surface tel un sac de patates. Les secours l’ont réanimé. Ils ont même sorti le défibrillateur, au cas où…

Le jeune homme s’en sortira finalement avec quelques points de suture sur le crâne tandis que la trentaine de manifestants interpellés a été libérée quelques heures plus tard.

 

Florian Gambin

© La Dernière Heure 2012

 

 

 

Thielemans demande une enquête sur les violences policières

 

lundi 18 juin 2012, lesoir.be

 

Deux militants antifascistes ont été blessés alors que les policiers les tenaient éloignés de la manifestation du Parti populaire contre le « fascisme vert ».

Le bourgmestre de Bruxelles-ville Freddy Thielemans (PS) déplore les incidents qui ont eu lieu lors des manifestations qui se sont déroulées dimanche. Il a demandé à ce qu’une enquête ait lieu afin de faire toute la lumière sur le déroulement de l’intervention policière qui visait à empêcher la confrontation, a-t-il indiqué dans un communiqué. 

 

Les manifestations du Parti Populaire et du mouvement anti-fasciste étaient autorisées dimanche. Les instructions données aux forces de polices étaient d’éviter la confrontation entre les manifestants et ce afin de garantir la sécurité de chacun. 

 

Freddy Thielemans tient néanmoins à rappeler qu’il y a plus de 700 manifestations revendicatives par an sur le territoire de Bruxelles-ville qui se déroulent sans incidents et ce grâce à l’excellent travail de la police de Bruxelles. Son objectif est et restera toujours de garantir l’équilibre entre la liberté d’expression et l’ordre public. 

 

De son côté, Eric Jadot, député fédéral Ecolo, interpellera prochainement la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet. « Sans juger ce qui a poussé les policiers à agir comme ça, il y a de quoi être surpris de les voir charger des manifestants de cette façon dans le métro. » Il semble donc normal pour Eric Jadot de s’interroger sur les ordres qui ont été donnés. « On laisse des militants d’extrême droite déambuler dans les rues de Bruxelles mais on s’en prend à une manifestation anti-fasciste ? »s’interroge-t-il. 

 

Pour rappel, le mouvement Nation a rallié la manifestation du parti populaire, place Royale, dimanche à 11 heures. 

 

La jeunesse FGTB et la JOC ont organisé une contre-manifestation, à la même heure, place Poelaert. Avec des slogans « Pas de fachos dans nos quartiers », ils ont réussi à rejoindre la première manifestation à Trône, en passant par le métro. Les policiers sont alors descendus en nombre dans la station et ont procédé, avec violence, à une trentaine d’arrestations administratives. La police locale de la zone Bruxelles-Ixelles et la police fédérale ont alors déployé leur force pour isoler les groupes du mouvement Nation et des jeunes syndicalistes.

 

 

 Thielemans demande une enquête concernant les violences policières   

  

18/06/2012   lalibre.be        

 
Les instructions données aux forces de polices étaient d'éviter la confrontation entre les manifestants et ce afin de garantir la sécurité de chacun.   

Le bourgmestre de Bruxelles-ville Freddy Thielemans (PS) déplore les incidents qui ont eu lieu lors des manifestations qui se sont déroulées dimanche. Il a demandé à ce qu'une enquête ait lieu afin de faire toute la lumière sur le déroulement de l'intervention policière qui visait à empêcher la confrontation, a-t-il indiqué dans un communiqué.
 

Les manifestations du Parti Populaire et du mouvement anti-fasciste étaient autorisées dimanche. Les instructions données aux forces de polices étaient d'éviter la confrontation entre les manifestants et ce afin de garantir la sécurité de chacun.

 

Freddy Thielemans tient néanmoins à rappeler qu'il y a plus de 700 manifestations revendicatives par an sur le territoire de Bruxelles-ville qui se déroulent sans incidents et ce grâce à l'excellent travail de la police de Bruxelles. Son objectif est et restera toujours de garantir l'équilibre entre la liberté d'expression et l'ordre public.

 

Pour rappel, le mouvement Nation a rallié la manifestation du parti populaire, place Royale, dimanche à 11 heures.

 

La jeunesse FGTB et la JOC ont organisé une contre-manifestation, à la même heure, place Poelaert. Avec des slogans "Pas de fachos dans nos quartiers", ils ont réussi à rejoindre la première manifestation à Trône, en passant par le métro. Les policiers sont alors descendus en nombre dans la station et ont procédé, avec violence, à une trentaine d'arrestations administratives. La police locale de la zone Bruxelles-Ixelles et la police fédérale ont alors déployé leur force pour isoler les groupes du mouvement Nation et des jeunes syndicalistes.



18/06/2012

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