Comme une bouteille à la mer (2e partie)

 

 

 

 

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Comme une bouteille à la mer

(2e partie)

 

 

 

 

 

Rien à voir, ou plus exactement à sentir, avec celle que je pressens de rêve saphir.


Le vent s’est refroidi, il picote mes doigts bleuis…enfin, je crois…

Peu importe, j’ai froid. Et, pour la première fois, même mon cœur n’y voit pas !


Je me laisse glisser dans une douce mélancolie, lorsque je franchis le seuil d’une parfumerie.

 

Je dois réagir et pour me guérir de cet élixir volatil, je décide de l’effeuiller d’une narine habile, de démonter cette pyramide olfactive, de sa note de tête à sa note de cœur.

Je finirai bien par trouver la gamme majeure !

 

Pour sortir de cette brume, de cette latente amertume qui sait esquisser la personnalité de ma belle égarée, l’ingrédient qui me fait défaut est sans conteste l’odeur naturelle de sa peau.

Je laisse à la probabilité le loisir de m’étonner.

 

Je deviens malgré moi un savant fou

Qui, de feeling en théorie, recherche l’impossible alchimie.

Celle du parfum du sang des anges, dont des déesses devenues femmes,  s’imprègnent de quelques larmes pour nous tourner la tête, à nous pauvres hommes faibles.

 

Mon travail de patiente fourmi est enfin terminé…J’avais écumé tous les magasins susceptibles de vendre l’adorable venin qui m’a pénétré et me détient, frustrant mes mains, tel un alcoolique épuisant les troquets, dans l’espoir de retrouver, une ivresse passée.

 

Le puzzle reconstruit, j’en cueille le fruit.

Je mets un nom sur cette énigme, sur ce démon qui me consume de l’intérieur et, sans être maso, avec un relatif bonheur.

Je suis en manque de sa senteur.

 

Pour elle que je n’étreindrai probablement jamais, je tente une ultime rime, écrite à l’encre d’un fol espoir, non pas de la voir : ce qui m’est impossible; mais de la découvrir, du bout des doigts, du plus profond de moi.

 

J’ai glissé dans une bouteille mes heures de veille et la révélation de l’appellation de son précieux parfum. Un nom prometteur, enjôleur, un tantinet mutin, il se nomme « ÉCRIN ».

 

À la fin du parchemin, elle saura où me trouver.

Elle se reconnaîtra, il le faut, c’est comme ça.

Un pan du voile sera levé sur ce récit qui peut vous paraître insensé,

d’une rencontre non tentée.

Il n’y a rien de plus amer que les regrets. Aujourd’hui, je le sais.

 

Cent fois dans ma tête, je me suis fait le film de ce que cela aurait pu être. Si seulement elle avait pu voir avec les yeux fermés…

Si seulement je lui avais parlé, sans qu’un son ne soit né…

 

Les hirondelles s'en sont allées vers de chaudes contrées.

Mais elles reviendront et il refera bon.

Je serai là, moi aussi, assis dans ce même lieu, sous le vieux saule majestueux. En attendant le printemps, je mets mon cœur en cale sèche, pour y réparer les brèches (...)

 

Nerfs d'Acier

 

 

 

 

 

 



05/05/2013

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