ArcelorMittal Florange: la marche pour l'acier. 7e jours

 

 

Chronique de la marche vers Paris des sidérurgistes de Florange

 

Arcelor Mittal : le caillou dans la chaussure de Nicolas Sarkozy

 

7e jour

 

Ce matin, le Republicain Lorrain publiait une interview de Nicolas Sarkozy en campagne aujourd’hui en Lorraine.

 

Un passage de l’entretien qu’il a accordé aux journalistes est consacré à Arcelor Mittal Florange où le président-candidat attaque violemment les syndicalistes de Florange, les accusant de trahir les salariés du groupe et de faire de la politique.

 

Les représentants des syndicats d’Arcelor Mittal Florange ont été élus par 92% du personnel. Quel élu de la République peut se vanter d’un tel taux de participation ? Leur travail est de défendre l’emploi et l’usine. Si cela est faire de la politique alors, oui, ils en font. Mais parler de récupération est insultant et faux.

 

Arcelor Mittal est le caillou dans la chaussure de Nicolas Sarkozy. Du début de son quinquennat, avec la fermeture de Gandrange qu’il avait promis de sauver “avec ou sans Mital” en 2008 et dont il ne reste qu’un champs de ruines, à Florange aujourd’hui.

 

L’intox qu’il diffuse dans les médias est le signe d’un président-candidat aux abois qui cherche à rejeter la responsabilité de ses fautes, de ses échecs, ou de son impuissance face aux financiers comme Mittal sur ceux qui, bien au-delà des chamailleries politiques, ne souhaitent que défendre l’industrie et l’emploi.

 

Peut-être serait-il plus simple de ne parler que de la viande Hallal plutôt que de l’industrie. Peut-être est-il plus simple de stigmatiser les chômeurs en proposant je ne sais quel référendum et en les traitant d’assistés, que d’intervenir réellement et durablement pour en sauver.

 

Après la publication de l’entretien de Nicolas Sarkozy, être à côté d’Edouard Martin donne l’impression d’écouter en boucle France Info, tellement les coups de téléphone des journalistes souhaitant sa réaction sont nombreux.

 

“Je ne trahirai pas les salariés d’Arcelor Mittal”, déclare le président sortant. Sans doute pense-t-il s’adresser à des amnésiques. Comment ne pas comprendre la colère et le dégoût des sidérurgistes qui n’ont connu que trahisons et mensonges ?

 

Ce n’est pas le premier leurre lancé par Nicolas Sarkozy et son gouvernement aux électeurs. Tout particulièrement en cette période de campagne.

 

Le président-candidat s’attribue les 17 millions d’euros d’investissement sur le site de Florange qui ne sont que des sommes d’entretien modiques dans ce type d’industrie et qui étaient prévus.


Car c’est 240 millions qu’il faudrait, comme récemment au Luxembourg, pour redémarrer les hauts fourneaux.

 

La solution de Nicolas Sarkozy pour la réindustrialisation est la baisse du coût du travail. Quand on sait qu’il ne représente qu’entre 10% et 11% du coût de production à Arcelor Mittal Florange, et que le groupe a dégagé 2,3 milliards de dollars de bénéfices, on peut s’interroger sur le bien fondé de ce genre de proposition.

 

La marche pour l’acier vers Paris des sidérurgistes est pacifique et populaire. Simplement. Cela doit en ennuyer plus d’un.

 

.wordpress.com



03/04/2012

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